Une moto à l’éthanol… rêve ou réalité ?

Tout récemment, la première moto dotée d’un dispositif servant à une alimentation mixte essence/bioéthanol vient d’être introduite sur le marché. Certains pays du Nouveau Monde, à l’instar du Brésil, représentent déjà actuellement un terrain privilégié dans le cadre du lancement de cette nouvelle catégorie de deux-roues flex fuel. Avec l’importante augmentation des demandes locales en ce sens, des concessionnaires de certaines marques n’ont pas hésité à proposer des kits de reconversion à leurs clients habituels pour la relance des ventes de moto reconvertie.

La dotation d’un équipement fiable

La fiabilité de l’équipement offert ne peut que continuer de susciter l’approbation des usagers de moto à l’issue de sa reconversion. Ceci fait ressortir le fait que l’objectif principal du concessionnaire a été bien focalisé dans le cadre des besoins essentiels des consommateurs locaux. Pour se faire une idée de cette ruée grandiose vers l’adoption de ce nouveau mode de consommation de carburant, il suffit de prendre en considération la prolifération de l’activité de moto taxi dans certains pays.

Un moindre coût pour la reconversion de la moto

De façon pratique, il a été constaté que l’intervention d’un spécialiste pour la pose de l’appareil se rapportant à la reconversion du moteur coûte moins de 200 euros. Par ailleurs, un boîtier de qualité approprié pour un 4 cylindres s’élève généralement à 400 euros, contrairement au prix réduit et séduisant de certaines marques non homologuées qui se positionne autour de 200 euros. Ainsi, un budget de l’ordre de 600 euros est requis pour l’équipement de son engin de ce dispositif de synthèse de carburant bioéthanol.

Quoi qu’il en soit, le montage du kit de reconversion ainsi que la réalisation de la reprogrammation du moteur de votre véhicule par un partenaire doivent être effectués avec prudence pour se prémunir d’éventuels faux-contacts. Le mieux est donc de faire appel à un professionnel de la reprogrammation de moteur, spécialisé dans ce type d’opération visant à augmenter la puissance du véhicule et à améliorer son comportement routier, tout en baissant sa consommation.

Une reconversion pour la réduction du coût des déplacements

Bien entendu, le supercarburant E85 utilisé pour le fonctionnement de ces deux-roues classés dans la catégorie de la « nouvelle génération » des motos est constitué de 65 % à 85 % d’éthanol. Il provient, en grande partie, de la transformation des matières organiques ayant des origines végétales renfermant du sucre ou de l’amidon. Le bioéthanol est donc le seul carburant liquide qui soit renouvelable. Dans cet état, le recours à des réserves émanant des énergies fossiles reste assez limité. Ce qui explique l’avantage de son coût assez faible par rapport à celui de l’essence Sans-Plomb. En réalité, l’emploi de supercarburant E85 entraîne une augmentation de la consommation de carburant. En tout cas, cette solution de remplacement fait profiter aux usagers d’un coût moyen moins cher de 40 % en comparaison de l’utilisation d’un carburant classique.

Une moto reconvertie pour un programme écologique

Après des études confiées à des structures spécialisées, le promoteur de ce supercarburant a annoncé publiquement que la mise en vente de ce nouveau concept de carburant a contribué à une réduction de 42,6 % émissions de certains gaz nuisibles à l’équilibre de l’écosystème. En outre, il ne faut pas aussi perdre de vue que la dépendance aux énergies fossiles se trouve diminuée grâce à ce biocarburant.

Les inconvénients d’un recours au bioéthanol

Certes, l’emploi du carburant bio E85 ne donne pas toujours accès à une facilité de démarrage à froid. C’est, justement, dans l’objectif d’atténuer de telles difficultés qu’il est vivement conseillé d’ajouter 25 % de sans-plomb habituel dès que la température ambiante tourne aux alentours du zéro degré. De toute manière, il est aussi indispensable de prévoir en permanence une batterie en pleine forme. Pour ce qui est de l’approvisionnement, il y a lieu de noter que, pour la région parisienne, plus de 400 pompes de biocarburant sont disponibles à l’heure actuelle. Cette situation n’occasionne pas des problématiques tangibles auprès des consommateurs dans l’achat de carburant dont ils ont besoin. Cependant, pour toute intention de partir pour un long déplacement, le téléchargement d’une application fournissant les coordonnées des pompes en cours de route demeure incontournable pour un motard. Une telle prise de disposition a été décidée pour faire face à la faiblesse de l’effectif des services assurant la représentation régionale de l’offre du produit. La sécurisation des motards en matière de ravitaillement en supercarburant bioéthanol n’est donc pas totalement rassurante.

Une moto type Flex Fuel pour une commercialisation improbable

S’il en est ainsi, il faut reconnaître que le fait de faire une reconversion du moteur d’une moto pour être en mesure d’utiliser du biocarburant ne signifie pas modifier son moteur. En agissant de la sorte, des textes de loi stipulent bien qu’une telle modification nécessite l’obtention d’un RTI ou Réception à Titre isolé délivrée par la DREAL (Direction de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) pour avoir une authentification. En d’autres termes, la circulation libre de ces types de motos sur la voie publique n’est pas autorisée en absence de cette attestation officielle. De surcroît, le fondement de la modification du moteur d’origine réside surtout dans l’augmentation de la puissance administrative et du couple de celui-ci. Diverses techniques bien adaptées à de telles améliorations sont prévues dans la mise en œuvre de ce programme. En dépit de tous ces préparatifs, il faut garder à l’esprit que le surcoût modéré à l’achat et le besoin d’un entretien semblable à celui d’un moteur à explosion classique ne peuvent que rendre perplexe certains nouveaux clients.

Des mesures d’accompagnement

Il est vrai que la concrétisation d’un tel projet écoresponsable a été le résultat d’un déploiement des efforts considérables émanant de ses promoteurs pour avoir un gain de cause. Toutefois, des mesures d’accompagnement inséparables du programme à l’image de la multiplication des points d’approvisionnement restent cruciales. Au bout du compte, la reconversion d’une moto à l’éthanol ne constitue pas une utopie pour les concessionnaires des grandes marques. En fait, des mises au point de certains paramètres restent indispensables pour métamorphoser un tel rêve en une réalité au service de l’humanité et de l’environnement.

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