Essai de la HONDA VFR800 2016

téléchargementDans le cadre de leur partenariat, MOTARDS-IDF.fr et Honda œuvrent de concert pour vous faire découvrir certains modèles de la gamme 2016. Au fil des mois, vous retrouverez donc sur notre blog et sur le forum nos retours d’expérience sur des essais d’une semaine environ, une durée suffisante pour se faire un avis assez complet vis-à-vis d’un véhicule en le testant sous différentes conditions météorologiques mais aussi différents contextes (villes, balades..). La particularité de nos essais ? Ils sont réalisés par des non-professionnels, des motards comme vous et moi, et sont basés sur le ressenti personnel de l’essayeur, sans parti pris (on évoque les qualités comme les défauts), c’est la règle du jeu !

Retrouvez ci-dessous notre huitième essai : la nouvelle Honda VFR800 2016. Bonne lecture !

Essayeur : Hatecrew

(bon, vous connaissez à connaitre pour ceux qui suivent…)

01-portrait-hatecrewExpérience et profil : permis A depuis un peu moins plus de 2 ans, j’ai eu 2 3 bécanes et j’ai parcouru environ 60 000 100 000 Km. Ancien poireau repenti, il m’arrive d’avoir quelques rechutes par moment . Plutôt attiré par les roadsters routiers, je garde un œil sur les machines susceptibles de m’emmener loin tant qu’elles restent généreuses en sensations.


Petit historique…

Il y a un an et demi, lors de l’annuelle MIDF en Auvergne, votre serviteur roulait avec Bandit 650 du haut de son année tout pile de permis. A la faveur d’un stage de conduite en virage avant ce week end auvergnat, je me surprenais pour la première fois à réussir à suivre un groupe en rythme modéré. Ce groupe comptait notamment un certain Marc-O et son VFR 800 FI. Et à force rouler dans le même groupe tout au long de la journée, il se passait ce qui devait se passer, Marc-O me proposait d’essayer le VFR. 50 km d’essai sur les routes viroleuses d’Auvergne devaient me permettre de tomber sous le charme de cette moto mythique. Pourtant, contre toute attente, ce fut un échec : le feeling n’y était pas, je ne parvenais pas à emmener la moto et je restais donc sur un rythme très bas, bien loin de ce que mérite un 800 sport-GT.

Alors quand le 1er septembre dernier, notre cher Webmaster proposait un essai d’une semaine de la VFR millésime 2016, j’étais tenté, n’aimant pas rester sur un échec, mais ô combien anxieux tant la précédente expérience n’avait pas été concluante. Pour pimenter un peu le jeu, tout ça se faisait en dernière minute. Je récupérai donc la bécane le vendredi après-midi pour un essai en balade prévu le lendemain, la pluie étant annoncée pour le lendemain.
Arrivé chez Honda, je récupérais donc la bécane le temps de procéder aux formalités administratives.


Les présentations

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A première vue, la bécane présente une jolie tronche dans une robe rouge vif trahissant son côté sportif. Néanmoins, ceux qui suivent de près l’évolution du VFR ne seront pas dépaysés par le look de la belle, celui-ci étant identique à celui du millésime précédent.

1er constat au moment de monter dessus : même si beaucoup trouvent la position light, pour quelqu’un étant exclusivement habitué aux guidons en cintre, la position est sensiblement sur l’avant. Ça surprend.

2ème constat : merde !! J’ai un public, il s’agira de ne pas se vautrer lamentablement sous peine de passer pour un boulet international auprès du personnel de chez Honda, écornant par la même l’image de MIDF. Je mets le contact et la belle s’ébroue de bien belle manière, aidée par le pot Akra. La sonorité est rauque mais raisonnable à bas régime. J’enclenche la première, je m’en sors sans me planter et me voilà devant le portail pour sortir.

Et là, j’ai ma première surprise. Immédiatement après le portail on passe par un petit rond-point pour sortir de la zone industrielle. Et alors qu’avec l’Africa Twin, le CB 650 et même le Fazer 1000 lorsque je repartais avec, je ne prenais pas d’angle et agissais seulement sur le guidon de la moto afin de prendre le rond-point, j’ai eu la surprise, en appuyant sur le demi-guidon de gauche, de sentir la moto basculer à l’intérieur.
A 10/15 Km/h, c’est surprenant mais ça annonce le ton : La moto ne se dirige qu’en anglant.

Si les précédents essais m’avaient laissé une semaine pour apprivoiser la bécane avant de faire une balade test, cette fois, la balade a lieu en début d’essai, quelques heures après avoir récupéré le brêlon. La première partie de la balade passe inévitablement par l’autoroute en direction de Chartres. La belle s’y meut sans mal, voire trop facilement : gardez les yeux sur le compteur pour éviter les surprises devant les photomatons 😉 La protection offerte par la bulle est honorable, bien que pas absolue. Sur voie rapide, ce n’est pas nécessairement un mauvais point car le vent relatif compense la mise en avant du buste et permet de limiter la fatigue.

Je passerai sur les quelques soucis de roadbook car heureusement, nous avons pu rencontrer des routes permettant de jauger le comportement de la belle en courbe. Et là, ce fut pour moi une réelle surprise, une agréable surprise : alors que ma précédente expérience en VFR s’était avérée frustrante autant que décevante, je découvre sur cet essai des qualités tant louées par tous ceux qui ont pu essayer ou posséder une VFR.

Je n’attaque pas violemment étant encore en phase de découverte mais chaque virage où j’emmène la bécane sur l’angle, je suis surpris par la rigueur de la tenue de route. Une fois le cap défini, la machine se cale sur la trajectoire pour ne plus en bouger jusqu’à la sortie, c’est impressionnant !

Autre grosse surprise : la qualité des suspensions. Je roule à l’année avec un Fazer 1000 dont j’ai remplacé au début de l’été l’amortisseur arrière et les ressorts de fourche pour une somme avoisinant un SMIC et malgré l’amélioration indéniable que ça m’a apporté, j’y trouve encore à redire. Sur la VFR, je me suis très vite fait la réflexion : « Voilà !! C’est ça que j’attendais comme suspensions ». Et pour cause, c’est à la fois très rigoureux sans pour autant laisser passer les aspérités de la route. Le bitume s’en trouve lissé et le roulage se fait de plus en plus rassurant à l’usage. Pour moi, c’est un sacré point fort ! Point fort accentué par la possibilité de régler l’amorto arrière en détente et en précharge via une molette accessible facilement.

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Il serait dommage de s’arrêter à ces quelques louanges, alors voyons voir ce que nous avons encore en stock : le moteur, par exemple.
L’architecture du V4 mise en avant par le VFR fait des merveilles. Si je compare à nouveau avec mon Fazer 1000, le VFR est sur le papier d’une cylindrée inférieure de 200 CC et d’une puissance inférieure de 37 chevaux pour un poids similaire. Pourtant, à l’usage, la VFR n’a aucunement à rougir tant elle est loin d’être larguée. En effet, la puissance est présente assez vite malgré le V-Tec. Si ma compagne de route habituelle conserve un poumon un peu plus oxygéné que la VFR, je dois monter dans les rapports pour avoir le coté explosif et les derniers bourrins, si bien que la différence de puissance entre les deux bécanes ne se fait réellement sentir qu’en haut du compteur.

Pour compléter le tout, les quelques béquilles électroniques finissent de mettre le pilote à l’aise. Bien sûr, l’ABS est de la partie, mais aussi le contrôle de traction. Contrairement à celui équipant l’Africa Twin disposant de 4 positions (Off, Niveaux 1, 2 et 3), celui de la VFR n’a que deux positions : ON et OFF. J’avais pu tester l’efficacité du système sur l’africaine avec une monte de pneus moyenne sur revêtement mouillé, j’avais donc parfaitement confiance dans celui de la VFR.

A la fin de journée, alors que je n’avais la bécane que depuis un jour, je dois avouer que les 500 km dans les Alpes Mancelles m’en ont mis plein les bras. Du coup, le retour sera éprouvant.
C’est un petit regret que je peux avoir du fait du calendrier qui m’a contraint à essayer la moto en balade avant de me faire la main dessus pendant la semaine. Car à ce moment-là de l’essai, mon impression était des plus positives sur la bécane mais je considérais toujours qu’elle n’était pas faite pour moi ne pouvant supporter trop longtemps la position.
L’essai de la moto au quotidien allait-il changer la donne ?

Avant de le savoir, intéressons-nous d’un peu plus près aux caractéristiques de cette VFR (ce suspens de malade !!). Si certains fondamentaux sont toujours présents comme l’utilisation d’un monobras, on constate avec un certain étonnement l’abandon du dual CBS. Malgré ça, le freinage de l’avant est rassurant et ne manque pas de mordant. Il m’est cependant difficile de dire si l’abandon du freinage couplé est ou non préjudiciable ne l’ayant jamais connu sur mes bécanes.

Il parait que le silencieux arrière fait économiser du poids à l’arrière. Nous n’aurons pas le loisir de le constater dans ce test puisque le modèle proposé à l’essai était équipé d’un Akrapovic.

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Je dois avouer que l’échappement est ici parfaitement équilibré : Très raisonnable à bas régime, il permet un passage serein devant les hommes du Blue man group.

Néanmoins, lorsqu’on passe au-dessus des 9000 tours/min, il prend une toute autre sonorité, très explosive, du plus bel effet.

Du côté de la selle, celle-ci est réglable en hauteur mais la manipulation n’est pas des plus intuitives et la manœuvre ne s’effectuera pas tous les jours. Mais la possibilité de réglage est à souligner tant elle est appréciable. En dessous de la selle se trouve un petit compartiment. S’il a le mérite d’exister, une fois le gilet jaune obligatoire calé, vous n’y rentrerez guerre plus qu’un bloc disque.

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Du côté du tableau de bord, celui-ci affiche un niveau d’information assez complet : un compte tour, un compteur de vitesse, une jauge à essence, un odomètre avec deux trips partiels, un indicateur de rapport engagé, l’heure, la température extérieure, la température du moteur, un indicateur des consommations ainsi que la vitesse moyenne. Si au premier abord, la quantité d’information est déroutante, on s’y habitue assez vite tant et si bien que j’ai regretté de ne plus avoir d’indicateur de rapport engagé une fois la VFR ramené et ma mamie récupérée.

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Enfin, chose très appréciable pour une bécane s’affichant en partie GT, cette VFR est équipée de poignées chauffantes.


Alors au quotidien, que donne-t-elle cette VFR ?

Le lundi confirmait un peu le ressenti du week end, la position ne me convenait pas encore très bien et à l’issue des 25 km séparant mon appart de mon boulot, j’étais content d’arriver. Pour autant, au fil des jours, la position m’éprouvait de moins en moins et les manœuvres à basse vitesse devenaient de plus en plus naturelles à effectuer.

Certes ce n’est pas son terrain de jeu favori mais la VFR a su s’accommoder de l’environnement urbain parisien et m’a servi d’utilitaire durant la semaine sans en être pénible. C’est donc avec un petit pincement que je l’ai ramenée chez HONDA.


Est-ce que cet essai m’a donné envie d’acheter une VFR ?

La réponse est non, en tout cas pas tout de suite. Bien que j’aie eu un petit coup de cœur durant cet essai, ça n’a pas été au point de me faire remplacer immédiatement mon Fazer. Néanmoins, le jour où je changerai, il est désormais indéniable que la VFR sera parmi les plus sérieuses prétendantes !

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